S'il fallait une seule raison...


Choisir son bokken

 

 

Cet article d'un magasin de vente en ligne explique les critères de choix d'un bokken : poids, longueur, proportions, bois... et son influence sur le style pratiqué.


Avant d'investir dans un bokken de prix, n'hésitez pas à vous rendre dans les magasins qui en proposent pour le sentir en mains.


44 questions

Vos sempaï ou vos senseï vous terrorisent et vous n'osez pas leur poser quelques questions su l'aïkido ?

Vous aimeriez savoir comment se mettre en seiza, comment saluer, pourquoi on saisit les poignets ou pourquoi on chute ?

Il y a un site pour ça (les questions, pas la terreur...) : 44 questions sur l'aïkido


Magazines numérisés

Sur le site Issuu, juste à côté du titre, une fenêtre de recherche... Essayez avec, au hasard, aïkido...

Idem pour le site Calameo, avec, par exemple, une recherche avec le mot "martial"...


Le véritable aïkido

Aujourd’hui, certains pensent que l’Aïkido est divisé. Il y a ceux qui disent détenir l’Aïkido authentique, celui que faisait O Sensei. Il y a ceux qui pensent que l’Aïkido doit évoluer, a évolué. Heureusement que chacun pense que sa manière de faire l’Aïkido est la bonne sinon, pourquoi le ferait-il ainsi? Les élèves directs d’O Sensei faisaient déjà tous un Aïkido différent. Il est probable qu’en fonction de la période pendant laquelle ils furent proches du Maître, ils ne le virent pas enseigner les mêmes choses. Mais cela ne suffit pas à expliquer les différences de point de vue. Un maître authentique a de nombreux disciples et vit avec chacun une relation exceptionnelle. Ainsi, le point de vue de chaque disciple continuant à vivre avec lui, tous les points de vue du maître se propagent et mettent en évidence ce que fut sa recherche, son cheminement. Ainsi est transmise une voie au sens propre, c'est-à-dire pour chacun le droit de vivre librement son chemin personnel dans le respect des principes fondateurs de la pratique. C’est cela l’Aïkido, chacun fait le sien comme chacun fait sa vie. Chaque rencontre est unique et chaque rencontre nous fait être un peu plus. Je suis bien conscient que la technique d’Aïkido qu’enseignait mon maître différait déjà sensiblement de celle d’O Sensei. Leurs mondes intérieurs différaient forcément et chacune de leurs expériences d’aiki était unique. Mais il ne se référait qu’à O Senseï et ne dérogeait pas aux principes que celui-ci avait mis en évidence. Je fais un Aïkido qui est le mien. Je me contraints à être le plus fidèle possible à ce que j’ai reçu tout en sachant que je ne pourrai jamais faire son Aïkido car je ne suis pas lui. Ce que je dois trouver dans ma pratique n’est pas ce qu’il devait trouver dans la sienne car je n’ai pas à être lui. Les fantômes qu’il combattait ne sont pas ceux que j’ai à combattre. L’Aïkido n’est pas divisé. Il est unique en chaque pratiquant et nous avons besoin de tous les styles, toutes les sensibilités, pour que s’exprime ce qui fait le vrai Aïkido, cette voie vers l’unicité du sujet. Je suis heureux de penser que d’autres le conçoivent différemment de moi. J’essaie de me tenir au courant de la recherche des uns et des autres et je sais que mêmes les recherches que j’ignore, faites par des pratiquants que je ne connais pas, sont utiles à mon travail car elles participent à la construction d’une culture commune, d’une conscience indifférenciée de ceux qui veulent perpétuer l’œuvre d’O Sensei. Comment pourrions-nous nous dire Aïkidoka et ne pas respecter l’expérience relationnelle que tous les maîtres vivent avec ceux qui les suivent dans leurs voies? Il est facile et dangereux de confondre la loyauté à son maître avec la revendication d’une exclusivité de l’Aïkido. Cette loyauté est louable et nécessaire pour vivre l’expérience enrichissante de l’engagement. La revendication d’une quelconque exclusivité précipite l’Aïkido dans le gouffre de l’intolérance, à l’instar des intégrismes religieux. La pratique d’O Sensei est morte avec lui mais l’Aïkido continue à vivre car chacun puise à la source de son esprit fondateur l’inspiration pour conduire sa propre vie d’Aïkidoka."

 

Il m’est impossible de savoir ce qui vient de sa recherche personnelle (Kobayashi senseï) et ce qui correspondrait à une transmission restreinte à l’apport d’O Sensei mais cela ne m’intéresse guère. Si O Sensei s’était contenté de retransmettre exactement ce qu’enseignait Takeda Sokaku Sensei, aucun d’entre nous ne ferait de l’Aïkido. Ce qui me semble essentiel, c’est d’avoir vécu une relation maître-disciple profonde, sincère, véritable. Ce que nous avons partagé, je souhaite à tout pratiquant de le vivre avec celui qu’il a choisi comme maître et il ne me viendrait pas à l’idée d’en critiquer, pas même d’en commenter la plus petite parcelle. L’Aïkido est bien vivant. Il évolue grâce aux efforts et à l’intensité des disciples de Saïto Sensei, de Yamaguchi Sensei, de Tamura Sensei et, ne pouvant les citer tous je dirai, de tant d’autres. Vouloir dire comment les autres devraient faire l’Aïkido, c’est comme vouloir dire à quelqu’un ce qu’il doit ressentir devant la beauté de la nature ou devant une œuvre d’art. C’est comme vouloir imposer à un fils comment il doit aimer son père ou à un homme comment il doit aimer son épouse ou ses enfants.

Oui, les disciples d’O Sensei ont enseigné un Aïkido différent parce que chacun d’entre eux a vécu avec O Sensei une relation unique et a transmis à partir de cette expérience unique, faisant ainsi faire à leur tour à chacun de leur disciple l’expérience de soi-même. Oui, la pratique est là : essayer vraiment son mental, son corps et finalement son âme dans une relation avec celui que l’on élit comme maître, en se nourrissant de l’expérience de ce dernier.

 

L’Aïkido est multiple et n’a pas fini de se multiplier, comme tout ce qui vit. Ceux qui voudraient le standardiser en seraient les fossoyeurs.

 

André Cognard Shihan

(Texte issu du blog de Léo Tamaki)

 

Commentaire de Roger

J'ai beaucoup aimé l'article d'André Cognard...
En effet l'Aïkido est  Un et aussi Multiple


Signification des grades dan

Tamura Nobuyoshi Shihan

Sens et niveaux des Grades Dan

 

Shodan

Sho est le début, ce qui commence.

Le corps commence enfin à répondre aux commandements et à reproduire les formes techniques. On commence à saisir une certaine idée de ce qu'est l'Aïkido. Il faut alors s'efforcer de pratiquer ou de démontrer, lentement si nécessaire, mais en s'attachant à la précision et à l'exactitude.

 

Nidan

Au travail du 1er dan on ajoute rapidité et puissance en même temps que l'on démontre une plus grande détermination mentale. Cela s'exprime par la sensation d'avoir progressé. Le jury doit ressentir ce progrès en constatant une clarté de la mise en forme et de l'orientation du travail.

 

Sandan

C'est le début de la compréhension  kokyu ryoku. L'entrée dans la dimension spirituelle de l'Aïkido. La finesse, la précision et l'efficacité technique commencent à se manifester. Il devient alors possible de transmettre ces qualités.

 

Yondan

A ce niveau techniquement avancé on commence à entrevoir les principes qui régissent les techniques. Il devient possible de conduire plus précisément les pratiquants sur la voie tracée par le fondateur.

 

Godan

L'art respecte les principes et l'esprit, commençant à se dégager de la forme, ne reste plus prisonnier de l'aspect extérieur de la technique. De nouvelles solutions techniques apparaissent en fonction des situations.

 

Rokudan

La technique est brillante, le mouvement est fluide et puissant. Il doit s'imposer comme une évidence à celui qui regarde. La puissance et la disponibilité physique comme la limpidité du mental s'unissent sans ambigüité dans le mouvement et s'expriment aussi dans la vie quotidienne.

 

Nanadan

L'être se débarrasse de ses obscurcissements et apparaît sous sa vraie nature; il manifeste son vrai soi. Libre de tout attachement, il éprouve la joie de vivre ici et maintenant.

 

Hachidan

 

Au-delà de la vie et de la mort l'esprit clair est ouvert, capable d'unifier les contraires, sans ennemi, il ne se bat pas. Sans combat, sans ennemi, il est le vainqueur éternel. Sans entrave il est libre, libre dans sa liberté. O Sensei disait: "En face de l'ennemi il suffit que je me tienne debout sans rien de plus". Sa vision englobe et harmonise la totalité. Mais rien ne s'arrête là. Même l'eau la plus pure peut pourrir dans une mare; il ne faut jamais oublier l'esprit du débutant accomplissant son premier pas.

Saotome Mitsugi Shihan

Considérations générales sur les perspectives techniques, morales, spirituelles de l’Aïkido.

 

Shodan

You are training to become a beginner, no longer just a guest in the dojo, but a student with very real responsibilities. One must study the basic technical form and basic physical principle until the correct movement is automatic and feels natural.

 

Vous vous entraînez à devenir un débutant, non plus un simple invité dans le dojo, mais un étudiant avec des responsabilités très réelles. On doit étudier les formes techniques de base et les principes physiques élémentaires jusqu'à ce que le mouvement correct soit automatique et ressenti comme naturel.

 

Nidan

The power of movement must be emphasized and developed. The functional reality of technique must be explored and an understanding developed of what really works and why.

 

La puissance du mouvement doit être recherchée et développée. La réalité fonctionnelle de la technique doit être explorée et une compréhension de ce qui marche vraiment, et pourquoi, doit se développer.

 

Sandan

The student must develop an understanding of aiki principle and begin to break out of technique.

 

L'étudiant doit développer une compréhension du principe aïki et commencer à sortir du cadre de la technique.

 

Yondan

The student must discover the philosophy of aiki principle and how it relates to technique. The technical form must be deeply refined according to this understanding and the student must seriously begin to develop the art of training others. Personal training is not enough. The student must understand social responsibility.

 

L'étudiant doit découvrir la philosophie du principe aïki et sa relation avec la technique. La forme technique doit être profondément raffinée en accord avec cette compréhension et l'étudiant doit sérieusement commencer à développer l'art d'instruire les autres. L'entraînement personnel n'est pas suffisant. L'étudiant doit comprendre sa responsabilité sociale.

 

Godan

One must make aiki principle a direct part of his or her life, developing an awesome spirit, leadership qualities and the spiritual and social application of aiki principle. A complete spontaneity of technique must develop which is no longer technique but the principle which underlies technique. There must be, at this point, a complete dedication to the art and a great social and spiritual growth. A growth which produces not a narrow local concern for one dojo or one area, but an active concern for all students and all people of the world. Throughout all these years of training, your physical, mental, social and spiritual understanding and power must steadily progress. The spontaneous application of aiki must progress. If you stop training on any one of these levels, your Aikido will no longer grow.

Just putting in your time has no meaning. The quality and intensity of your training, the discoveries you make each day, these things have meaning. You must train hard and discover the answer for yourself.

 

On doit faire du principe aïki une dimension de sa vie, développer un esprit inspiré, des qualités de guide et l'application spirituelle et sociale du principe aïki. Une complète spontanéité technique doit apparaître, qui n'est plus la technique mais ce qui sous-tend la technique. Il doit y avoir, à ce stade, un engagement complet à l'art et une immense croissance sociale et spirituelle. Une croissance qui ne produit pas un étroit intérêt pour un dojo ou une région, mais un intérêt actif envers tous les étudiants et toutes les personnes du monde. Tout au long de ces années de pratique, votre compréhension physique, mentale et spirituelle doit constamment progresser. L'application spontanée de aïki doit progresser. Si vous cessez de vous entraîner sur un quelconque de ces plans, votre aïkido ne grandira plus.

 

Donner simplement de votre temps n'a aucune signification. La qualité et l'intensité de votre pratique, les découvertes que vous faites chaque jour, cela a du sens. Vous devez travailler dur et découvrir la réponse par vous-même.


Le Roi Dragon

Tout nouveau, le premier numéro de ce trimestriel.


Seseragi

Tous les 6 mois, en avril et en octobre, la FFAB envoie ce magazine à ses adhérents. Il est également téléchargeable.


Le Journal de l'Aïkido

Voici ce qu'en dit Léo Tamaki :

 Grincheux sympathique, Horst est avant tout un passionné. Il écume l'Europe pour aller à la rencontre des experts, des plus connus aux moins célèbres. N'économisant ni temps, ni énergie, ni argent, il est par son travail la véritable voix de l'Aïkido en Europe.


Le corps et le coeur du dojo

Appartenir à son Dojo, c'est être responsable au sens que donne Saint-Exupéry à propos de la rose du Petit Prince; responsable des liens qui nous unissent aux autres, par lesquels ils vivent et nous vivons aussi.

La qualité de cette relation que le pratiquant du Dojo entretient avec les autres membres a ceci de particulier que dans le même temps il donne et il reçoit.

La chance de prendre - c'est à dire apprendre - s'accompagne du devoir de donner, - c'est à dire de donner le meilleur de soi -, pour que se construise le Dojo, ce creuset où une sorte d'alchimie portera chacun d'un état brut à un état muri par les transformations que le travail peut apporter.

Etre responsable, pour un pratiquant plus avancé au sein du dojo, c'est réaliser qu'il doit être en même temps creuset et matière transformée, faire travailler les autres ou se mettre parfois à leur disposition, et en même temps assurer sa propre progression avec l’aide de l’enseignant. Cette résolution est certes difficile à prendre. Là est pourtant le sens profond de l’attachement à son Dojo.

On peut penser que c'est de cette résolution que naîtra un processus de transformation d'un niveau supérieur, car s'appuyant d'une certaine façon, sur l’oubli de préoccupations purement personnelles et donc égoïstes.

Cette démarche n'exclut en rien la rigueur de la recherche personnelle au plan technique. Elle est plus difficile, car située sur un plan plus élevé, mais reliant indissociablement les préoccupations humaines et l’apprentissage d'une technique, elle place celui qui suit cette voie dans la vraie dimension des arts martiaux, celle ou l’homme vient pour apprendre, non pas seulement à être un athlète, mais aussi un homme plus accompli.

Le jour où le pratiquant devenu ancien au dojo se demande si ses progrès personnels ne sont pas freinés par la jeunesse des autres, la jeunesse du Dojo qui l’a fait naître aux arts martiaux, sa question est légitime. Mais avant d'aller chercher ailleurs un niveau plus élevé, à sa mesure, il devra cependant se demander si cachée derrière la boîte à provision dans laquelle il a puisé ses connaissances, ne se cache pas une autre boîte encore pleine qu'il oubliait dans sa précipitation. II est possible aussi que, prenant le temps de chercher si d'autres réserves existent dans ce Dojo, il réalise alors que, avant de vider une deuxième boîte, il serait plus élégant de remplir celle qu'il a vidée, pour ceux qui suivent…

Prendre, donner, toujours ce rapport aux autres qui fait d'un Dojo un lieu singulier où les termes de l'échange vont peu à peu se modifier pour se redéfinir en : prêter, emprunter. De cette façon tout ce qui y circulera restera éternellement propriété du Dojo, lequel n'est personne et pourtant chacun de ses membres.

Mais pour comprendre cela, peut-être faut-il aller ailleurs, n'y rien trouver d'autre que son propre problème et réaliser alors que l'on ne trouve décidément rien où l'on n’apporte rien.

 

Michel VERMARE

(Professeur de Kendo au C.L.A.M., parti pour son travail au JAPON en 1988)

Texte signalé par Vincent, et publié avec l'aimable autorisation de Daniel Coneggo et de Bernard Monneret

 


Magazine en ligne v2

Vincent signale :

 

Voici un lien vers un magazine d'"Histoire et culture des arts martiaux" disponible gratuitement au téléchargement sur internet...

http://www.masterfight.net/lart-de-la-voie/

Déjà 18 numéros disponibles, magazine bi-mensuel très intéressant... mais peut-être fini : dernier numéro juin 2013, avec notamment un article sur la kamae en aïki-jo...

et précise :

Après m'être renseigné, le magazine a juste pris un peu de retard mais sa parution continue…


Magazine en ligne v1

Premier numéro, magnifique, à télécharger, en anglais.

Note du 1er octobre 2013 : le n°2 est sorti, payant (2,50 USD), ici.

Note du 28 novembre 2013 : le n°3 est sorti, payant (1,50 USD), ici.


10 façons d'être un meilleur partenaire

Ce texte est affiché au Nashville Aïkikaï, et rédigé par Tom McIntire, son co-fondateur.

 

Evitez d’enseigner votre partenaire.

Nous tous, percevons et apprenons différemment. Arrêter l’entraînement pour « instruire » votre partenaire n’est pas seulement impoli pour l’enseignant, mais dérange aussi le processus d’apprentissage de votre partenaire.

 

Donnez à votre partenaire une attaque sincère et dynamique.

Vous n’aidez pas votre partenaire en lançant une attaque « molle ». L’entraînement en aïkido reproduit un conflit physique réel. Même si votre attaque peut être plus lente qu’à vitesse réelle, elle doit être sincère (saisie forte ou coup précis) et dynamique (bien centrée, appliquée avec une bonne attitude et du ki).

 

Quand nage s’accorde à la vitesse de l’attaque d’uke.

Ce n’est pas pécher de pratiquer à vitesse réduite ou plus lentement, mais plutôt une vertu. Cependant, les avantages de la vitesse lente sont largement diminués quand nage essaie de précipiter la technique. Précipiter la technique peut également entraîner une pratique brusque, rendant le rôle d’uke bien plus difficile.

 

Quand uke relâche la pression et s’accorde à la technique de nage.

Après avoir lancé une attaque sincère et dynamique, le rôle d’uke change pour le maintien de l’attaque et la fuite. Dans l’exercice de « la fuite », choisissez la technique (chute avant, arrière, roulade, brise-chute) qui convient le mieux, et faites-la en coordination avec la technique de nage. Essayez de caler votre chute ou roulade ni en avance ni en retard.

 

Respectez la pratique de votre partenaire et ses motivations.

Nos motivations pour faire de l’Aïkido sont aussi diverses que nos morphologies et nos capacités sportives. Evitez d’imposer vos propres raisons de pratiquer à vos frères et sœurs de dojo. Chacun a ses propres buts et ses propres attentes. Accepter les buts et les capacités de votre partenaire crée une atmosphère harmonieuse sur le tatami, et en dehors.

 

Protéger votre partenaire en faisant de sa sécurité une priorité.

Un pratiquant blessé ne peut pas s’entraîner, en fait. Souvent, même une petite blessure peut persuader un pratiquant d’arrêter complètement. Bien qu’un dojo connaisse inévitablement des pratiquants blessés, il en va de la responsabilité de chacun de s’entraîner en favorisant la sécurité de tous (pas uniquement votre partenaire) sur le tatami.

 

Les pratiquants plus anciens ne doivent pas s’attendre à ce que les débutants s’entraînent à leur niveau.

Avec des nouveaux pratiquants rejoignant le dojo de façon régulière, il ne faut pas beaucoup de temps pour devenir l’ancien de quelqu’un. Bien que l’aïkido puisse être déroutant, et parfois frustrant, votre compréhension de l’art va croissant avec votre pratique. Quand vous pratiquez avec une personne moins avancée, montrez-vous patient et, par une pratique saine, permettez à votre partenaire de « découvrir ».

 

Eviter la compétition avec votre partenaire.

L’entraînement d’aïkido est non compétitif par nature. Afin que les deux partenaires en bénéficient pleinement, il est important qu’ils s’engagent ensemble dans une union des énergies et des mouvements. La compétition interfère avec ce processus et rend l’apprentissage plus difficile. De plus, essayer d’entrer en compétition avec votre partenaire peut amener l’entraînement à franchir la ligne de sécurité.

 

Laissez votre ego hors du tatami.

Tout est dit !

 

Faites de l’entraînement de votre partenaire la chose la plus importante sur le tatami.

Il y a une parabole japonaise qui explique le Paradis et l’Enfer. Dans cette histoire, des gens sont assis autour d’un énorme bol plein de riz, mais sont obligés de manger avec des baguettes beaucoup trop longues pour leur propre usage. En Enfer, tous sont décharnés et meurent de faim, parce qu’ils ne s’intéressent qu’à porter le riz dans leur propre bouche. A l’opposé, au Paradis, tous sont bien nourris et joyeux car ils se nourrissent gaiement les uns les autres. Faîtes de l’entraînement de votre partenaire un Paradis, et le vôtre le sera aussi !

 

S’il vous plait, prenez cela à cœur. Non seulement votre entrainement et votre apprentissage en tireront bénéfice, mais le dojo continuera à être le magnifique endroit qu’il est devenu.