Cette rubrique est destinée à nous faire part des stages auxquels vous avez participé.

Photos, vidéos, textes sont les bienvenus.
Vous pouvez adresser vos compte-rendus au webmaster, qui les publiera.

A vos camécoscopes, appareils photos, et autres blocs-notes !


Niten d'Avril...

Il faut dire que ce stage était initialement prévu pour Noël...


Roger était à Kharkov !

Vincent nous raconte...

 

J’ai eu l’opportunité et le bonheur d’accompagner Roger à Kharkov pour son stage.

 

Le voyage se fait bien sans avoir à courir pour les correspondances entre les avions et l’accueil à Kharkov fut chaleureux.

 

Le vendredi, le cours n’étant que le soir, nous avons eu le loisir de visiter un peu la ville. Une architecture encore très marquée ex-URSS, de nombreux parcs mais la verdure n’était pas encore au rendez-vous en cette fin d’hiver…

 

Le soir (18h), nous avons vu beaucoup d’enfants pour le stage. En fait, la première heure de chaque cours était ouverte aux enfants, qui ont répondu présents en grand nombre. Le cours s’est bien passé, je me suis un peu occupé des enfants. Pour faciliter la communication, nous avions des traductrices, des étudiantes en français.

 

Une caractéristique des pratiquants ukrainiens (en tous cas ceux présents au stage) est la rapidité d’exécution pour arriver au «résultat », chute ou projection. Alors bien sûr, la technique et la forme en souffrent un peu… une fois un peu calmés et ralentis, le résultat était assez fidèle à ce qui était proposé. Je pense qu’ils ne sont pas habitués à un travail court «tout en hanches », ni aux fins déséquilibres… ni aux chutes «envolées» !

 

Les quelques pratiquants avec lesquels j’ai travaillé et/ou discuté se sont montrés très curieux et réceptifs à la forme de travail proposée.

 

Au final nous avons eu trois cours : 18h-20h le vendredi, 11h-14h le samedi et le dimanche. Le dernier cours a été suivi d’un pique-nique (dans le dojo à cause du temps incertain) composé de plats locaux : viandes grillées ou préparées façon kefta, des fruits frais en morceaux, des pommes de terre, du fromage fondu «en bloc» servi tiède (bof !)… nous avons aussi goûté du vin local artisanal fait par un élève (bon, léger, très sucré) et une bière artisanale (rousse, un poil amère juste ce qu’il faut, pas très forte).

 

Au final, un voyage très intéressant et plaisant, une belle ville, de belles rencontres, des gens et des pratiquants très sympathiques.

 

 

Une expérience à renouveler et que je ne peux que vous recommander pour la prochaine fois.

A Kharkov !

 

Le printemps s’était annoncé

Mais pour nous accueillir, à notre arrivée,

Ce furent les derniers frimas de l’hiver !!

Plus de neige, mais un petit vent pervers…

Dans la chaleur du dojo,

Il en fût tout autrement.

Une petite armée de jeunes recrues

Nous attendait… Tout feu, tout flamme

 

Vincent avec moi, avait fait le voyage,

Et sa présence pour ce lointain stage

Etait un gage de réussite, et je l’en remercie!

Je n’étais pas tout à fait dans l’inconnu,

Mais l’apport d’un « uke » bien connu

Me facilitait le déroulement du cours…

Délier les corps, ouvrir les hanches

Demander des attaques franches…

Bouger les pieds, absorber

Esquiver, se relâcher…

Langage corporel nouveau

Dont on lisait dans leurs yeux l’étonnement…

Et je peux dire qu’à la tâche,

Ils se donnèrent sans relâche

Dans le plaisir du renouveau !!!

 

Merci à Gennadi, et merci aux pratiquants de Kharkov!!!!

 

Roger

 


Léo Tamaki était au CAPL les 18 et 19 février

 

Voici l’enregistrement de notre conversation faisant suite au stage de Léo Tamaki, les 18 et 19 février 2017 à Pau.

 

Les prénoms ont été floutés à la demande des participants et pour des raisons de sécurité.

 

Mogdul : c'était vraiment nul

Horiaw : oui, heureusement que j'avais autre chose à faire le dimanche

Mogdul : je trouve qu'il a vieilli

Mogdul : encore une chance que ça ne coûte pas un rond au club !

Horiaw : bon, on invite qui l'année prochaine ?

 

Euh, non, ça c’est pas la bonne bande, celle-là c’est celle de, euh, non, personne…

 

Voici le bon compte-rendu :

 

Vincent : deuxième stage de Léo Tamaki à l'invitation du CAPL. Cette année encore les participants sont venus assez nombreux, joyeux et volontaires. Un stage très bien, studieux même si, parfois, le travail exécuté ne répondait pas exactement à la proposition de travail de Léo... mais je suis persuadé que chacun essayait pourtant de s'en approcher. Certes ce n'est pas un apprentissage de l'aïkido auquel nous sommes habitués (au sein du club mais aussi dans les clubs de la région), mais tout le monde est venu pour découvrir ou approfondir le travail de Léo Tamaki.

Un accent particulier cette année sur la notion "awase" (prononcer awassé) et sur "irimi", être sur le partenaire dès le premier instant de l'engagement. Nous sommes très (trop) gentils d'après Léo, nos entrées avec atemi ne sont pas suffisamment engagées, profondes et du coup nous laissons un certain confort au partenaire. J'aurais pu être le seul sujet de cette dernière phrase mais je sais que d'autres ont ce même "défaut de gentillesse" alors j'inclus tout le monde. ;-)

 

André : trop gentils lors de l'accueil du partenaire (irimi peu profond, atemi symbolique) et aussi lors du développement de l'attaque (téléphonée). il n'y a pas de "matière" sur quoi s'exercer, s'entraîner. Les gestes sont vides de sens. L'intérêt profond de cet enseignement, c'est qu'on comprend "pourquoi" tel geste plutôt que plus classiquement "comment".

 

Vincent : Je préciserais : on comprend le "pourquoi" en plus du "comment"...  ben oui, il y a quand même le "comment" dans cet enseignement ! 😉😀

L'apprentissage de l'Aïkido offre toujours quelque chose à travailler, à approfondir. Selon tel ou tel enseignant, telle ou telle fédération ou école, tel ou tel pays, il y a toujours quelque chose qu'on n’aborde pas de la même façon, un travail semblable dans la forme (ikkyo est ikkyo) mais à la fois différent...

Ce week-end, nous nous sommes confrontés de nouveau à la différence dans l'enseignement, la compréhension de l'Aïkido et sa restitution. Une remarque a été formulée : "je trouve cet aïkido très bien mais je suis déçue lorsque je retourne dans mon club, je ne peux pas retravailler comme cela..." Certes si la pratique du club n'est pas issue de cet enseignement Kishinkaï, la pratique d'un seul ne sera pas celle vécue lors du stage. Mais cela n'empêche pas de travailler la notion d'awase, celle de musubi ; cela peut se faire tout seul. Sa pratique va se modifier au fil du temps et cela ne pourra qu'être bénéfique aux autres pratiquants du club.

Il est un point plus compliqué à travailler en club (toujours hors enseignement Kishinkaï), les attaques notamment aux "armes". Nous sommes tellement habitués à nos formes de tsuki au jo, à nos shomen au bokken (on a déjà du mal à ne pas trop descendre le bokken derrière la tête...) que les attaques proposées lors du stage ont pu déstabiliser certains. Et pour rebondir sur la remarque citée plus haut, il est difficile de les travailler et de les mettre en application dans un club où les autres pratiquants n'y sont pas sensibilisés. Cela dit, il n'y a pas débat quant à la pertinence ou pas de ces attaques, celles que nous pratiquons depuis des années sont effectivement "téléphonées".

Une petite digression ici... je repense à la notion de musubi et à mes quelques années de pratique du Karaté... il existe en Karaté une posture "musubi dachi". Elle marquait alors le début de la pratique juste après le salut. A l'époque je ne m'intéressais pas aux sens des termes japonais et, du coup, encore moins aux notions qu'ils véhiculent. Sûrement était-ce dû au côté "sportif", "physique" de l'enseignement au détriment d'un enseignement traditionnel, comme peut l'être plus celui de l'Aïkido. Aussi je me faisais cette réflexion, nous n'avons pas cette posture "musubi dachi" en Aïkido alors que c'est une notion qu'on aborde assez souvent... Fin de digression (ouverte aux commentaires et discussion).

Pour en revenir au stage de Léo, le travail yeux clos de perception est toujours très intéressant et il est curieux de remarquer le champ de variation de perception selon les pratiquants. Et aussi, la différence de perception lorsqu'on est soi-même les yeux fermés selon qui travaille avec nous...

 

André : Ah les exercices les yeux fermés ! J'avais déjà expérimenté les exercices où tori ferme les yeux et uke vient le saisir en tirant ou en poussant. Exercice de sensation-accueil du contact, une forme d'approche d'awase. Sur une attaque du type jodan tsuki au jo ou attaque libre à mains nues, c'est plusieurs degrés au-delà ! Percevoir l'intention et non la voir. Percevoir l'intention les yeux ouverts, capter les petits signes qui annoncent le geste n'est déjà pas simple...

Pour uke : quelle est mon intention quand je saisis l'épaule, quelle est mon intention dans le shomen ? Ai-je seulement une intention ou bien est-ce que je gesticule ?

Pour tori : agir après l'attaque, agir dans l'attaque, agir avant l'attaque quelle est mon intention ? Qu'est-ce que je décide ?

On a joué à ça sur katadori menuchi, en awase. Ou l'on entend wa, harmonie, différent de aï...

 

Vincent : Ah oui... vraiment un stage très bien, très intéressant... Léo Tamaki a su nous captiver cette année encore et nous avons bien du travail à effectuer pour que cet enseignement d'un week-end ne reste pas qu'un souvenir jusqu'à la prochaine fois. 😉

Mais ce week-end fut aussi intéressant hors du dojo... La discussion sur les attitudes, les attaques et leurs pertinences, les positions de travail (suwari waza par exemple) s'est développée lors d'une soirée autour d'une excellente garbure et le dimanche midi autour d'un repas, accueillis les deux fois chez des amis, pratiquants aussi, en aménageant quelque peu leur "pièce à vivre"... Merci à eux, l'accueil et l'ambiance étaient excellents.

Voilà, je vais peut-être me répéter mais reste juste à décider d'une date pour l'an prochain... et à revenir sur le travail abordé lors du stage.

 

(NdW : une date en février 2018 est en cours de validation…)

 


Alain Guillabert et Véronique Sireix les 10 et 11 décembre 2016

Vincent y était, il nous dit tout !

Sur le trajet me ramenant au boulot, j’ai fait escale à St Macaire afin de participer au stage animé conjointement par Alain Guillabert et Véronique Siriex.

 

Le stage a débuté sous la direction de Véronique avec un travail d’absorption et déséquilibre sur shomen uchi. Tout d’abord juste un travail sur l’entrée, puis nous avons poursuivi  le déséquilibre avec naname kokyu nage. Le déséquilibre se réalise sur l’extérieur et la suite du mouvement se réalise en partie grâce à la volonté d’attaque de uke. Uke qui reste actif et présent jusqu’à la fin du mouvement, de la technique.

 

En suivant, nous avons travaillé kote gaeshi en portant attention à la distance pour éviter un éventuel atemi  de uke. Toujours avec cette entrée, nous a été proposé ensuite ude kime nage. Pour continuer nous avons travaillé le déséquilibre jusqu’à la chute tout en accompagnant le mouvement de uke à genou afin d’exécuter ikkyo en suwari waza. Cette première partie de stage s’est terminée par un travail ju waza.

 

Après une pause, Alain a pris la direction du stage pour un travail au jo. Nous avons débuté par jo dori ; dans un premier temps un travail sur chudan tsuki, entrées extérieure et intérieure avec une attention portée sur la distance d’atemi pour contrôler et prendre le centre. Nous avons ensuite effectué shiho nage avec entrée extérieure et fauchage de la jambe de uke. Juji garami fut la technique suivante sur entrée intérieure. Le travail de jo dori s’est poursuivi par ikkyo sur une entrée extérieure puis un travail ju waza.

 

Nous sommes alors passés à un travail de kumi jo sur une attaque chudan tsuki, une réponse avec kaeshi tsuki et pique, puis parade et pique qui entraîne à son tour une parade et yokomen jodan. Comment ? Ce n’est pas clair… ? Mais si, c’est simple pourtant : uke attaque chudan tsuki, tori répond avec un kaeshi tsuki, contact par dessous le jo, enroulé et pique sur la hanche de uke qui effectue une parade et pique à son tour vers la hanche de tori qui réalise alors une parade et termine par yokomen jodan. Le kumi jo  a été abordé en trois étapes. Il y a plusieurs choses à travailler durant ce kumi jo : timing, distance, précision, vitesse mais pas précipitation… un travail riche pour un kumi jo d’apparence simple.

 

 

Vraiment, un très bon stage, très agréable et tout dans la bonne humeur. Un stage explicite, très clair techniquement et pédagogiquement. Un accueil sympathique, diverses boissons en arrivant et la pause, et une petite collation pour clôturer cette matinée de stage. Pressé par l’horaire et la route à terminer avant le boulot, je n’ai pu m’attarder à cette dernière collation mais je suis ravi d’avoir effectué ce stage.

 


Léo Tamaki était à Pau les 26 et 27 mars 2016

... et grâce à Shizuka, nous avons de superbes photos !


Irène Lecoq à Balma le 15 novembre 2015

Vincent nous raconte...

Le hasard de mes calendriers professionnel et personnel m’ont donné l’opportunité de me rendre au stage d’Irène Lecoq, 6ème dan, à Balma. J’ai donc saisi l’occasion et suis allé pratiquer sous la direction d’Irène. J’ai pu ainsi rencontrer des pratiquants de Toulouse que je n’avais pas vu depuis quelques temps, Christian Borie DTR Midi-Pyrénées, et aussi des pratiquants de Sarrecave, Pau et Mourenx.


Le travail proposé était toujours aussi clair tant dans le propos que dans son exécution. Un début tout en progression. Premier travail sur la « rencontre » tori-uke lors de katate dori en dynamique, présentation de la main de façon neutre sur un pas, saisie par uke, franche, paume collée et reprise/correction de distance en reculant les appuis plutôt que plier le bras. Ensuite est venu s’ajouter le irimi tenkan, bien centré, bien vertical, bien droit pas de pivot en se tordant, se pliant. Cette notion de verticalité fut rappelée de nombreuses fois durant le stage - preuve s’il en faut que cette notion nécessite une attention particulière dans la pratique – ainsi que « sors la tête de tes épaules ». Dernier défaut que je dois personnellement corriger…


Ces premiers exercices, suivis d’une prolongation du mouvement de uke, nous ont mené à irimi nage; un irimi nage omote tout droit. Bien entendu, il fut répété quelques fois «ne faites pas comme vous savez mais ce qui vous est proposé», «ce n’est pas ce que je vous ai montré». Je dis bien entendu car il est facile de tomber dans le travers de l’habitude.


Ensuite nous avons travaillé sur shiho nage ura tout en extension, bien en ligne. Puis nous avons abordé un irimi nage ura, toujours en ligne. Cette matinée de stage fut très linéaire.


Après la pause de la mi-journée, la reprise s’est faite en suwari waza avec un kokyu ho tout gentil pour s'échauffer, s’étirer et se mettre tranquillou en action.


L’après-midi nous étions un peu moins nombreux. Le travail proposé fut moins linéaire mais toujours aussi clair, et toujours avec une attention sur la posture, la verticalité (et ne pas garder la tête dans les épaules !) et l’extension était aussi toujours présente. Nous avons travaillé sur katate dori sokumen irimi nage, puis kokyu nage. Par la suite nous avons abordé kata dori men uchi avec un kokyu nage puis shiho nage (ou l’inverse peut-être, shiho nage puis kokyu nage… ?).


L’après-midi s’est terminée avec un kokyu ho tout vertical et tout en extension avant une fermeture, «toute simple».


Un bon stage, très explicite, très clair techniquement et pédagogiquement que j’ai vraiment beaucoup apprécié. Un grand merci à Irène Lecoq et à la ligue Midi-Pyrénées de l’avoir invitée.



Stephane Le Derf à Canejan/Talence du 8 au 10 mai 2015

L’affiche annonçait le thème de ce stage : « ne faire qu’un ».

Et elle était illustrée par une image : deux partenaires dessinés par un même trait.

Pendant ces 3 jours, Stéphane (Aikido Club du Baou) nous a aidé à sentir comment 1 plus 1 peuvent faire 1.

Ecoute réciproque, attention à soi et à l’autre.

Créer ensemble plutôt que de prendre le centre, maîtriser, contrôler.

Pour illustrer son approche, Stéphane a cité le titre d’un livre d’un fameux aïkidoka, Terry Dobson : « It’s a lot like dancing », et une démonstration de tango croisée sur une place de Bordeaux.

Ne faire qu’un, musubi, serait donc établir entre deux partenaires des liens qui les unissent dans la réalisation d’un mouvement, ou même des liens qui libèrent de la peur (de la rencontre, de l’autre, de ses propres limites…), de l’obligation de résultat (projeter, immobiliser, réaliser une bonne technique)…

Musubi, des liens qui libèrent !


Philippe Leon à Morlaàs le 7 mars

Claudette raconte...

Je me suis rendue le samedi 7 mars à Morlaàs où avait lieu le stage de Philippe Léon, 6ème Dan DTR. J'y ai retrouvé des pratiquants des clubs voisins, Mourenx, Oloron, Soues et Pau.

Après un échauffement tonique, nous sommes rentrés dans le vif du sujet ou plutôt de la pratique.

Tout d'abord sur katate dori, différentes approches de sokumen avec tenkan ou henka, tout en fixant les hanches du partenaire et en s'engageant suffisamment pour le déséquilibrer et le faire chuter.

Puis sur men uchi différentes techniques (irimi nage, kokkyu nage....) où le partenaire doit suivre la direction que lui donne tori, partenaire toujours disponible et présent afin que tori sente l'investissement de uke et puisse finaliser sa technique.

La petite pause en milieu de séance fut la bienvenue, pause inhabituelle mais bien appréciée, je parle en mon nom, bien sûr mais beaucoup en ont aussi profité pour se désaltérer !!

Puis les 10 dernières minutes furent consacrées à un jyu waza. Il nous était demandé d'exécuter 8 à 10 techniques à la suite afin de bien développer nos mouvements et ne pas penser aux techniques que nous allions effectuer, ceci afin de laisser nos bras et nos jambes agir sans que notre cerveau s'en mêle (!!). Qu'importe l'attaque, les techniques se faisant ou pas, mais du moins pas programmées à l'avance. Et en fait, avec des attaques ou saisies qui arrivent sans discontinuer, mes gestes deviennent plus fluides et mes réponses un peu plus précises. Un travail toujours très intéressant.  

Le midi, un repas fut pris dans un restaurant de Morlaàs, une bonne ambiance et un bon moment de partage.

Reprise à 15h, différentes techniques réalisées sur chudan tsuki dont kote gaeshi que nous avons mis aussi en application sur d'autres saisies ou attaques (katate dori, morote dori, ushiro ryote dori, yokomen...) et toujours cette notion de placement et de prise de hanches que nous avions étudiée le matin. Nous avons aussi travaillé uchi katen nage sur katatedori, avec une prise de distance différente de celle que nous pratiquons habituellement, se rapprocher très près de uke afin de fixer ses hanches et se servir de ses deux bras pour passer sous son coude, tout en restant bien centré. Je ne suis pas sûre que vous ayez compris ce que je voulais expliquer, j'ai souvent du mal à trouver les termes pour décrire des techniques que j'ai trouvées intéressantes à pratiquer, mais en fait le mieux c'est de les faire.

Puis nous avons exécuté différents kokkyu toujours sur ce travail de fixer les hanches de uke ainsi qu'un jyu waza exécuté selon les mêmes consignes qu'en fin de matinée.

A un moment donné, Philippe a invité toutes les femmes présentes dans un jyu waza, peut-être sa façon à lui de célébrer la journée de la femme un peu en avance. 

Le stage s'est achevé par un pot offert par nos amis de Morlaàs dont l'accueil est toujours aussi chaleureux! Merci à eux pour leur organisation.

Voilà, comme toujours, un stage intéressant, le genre de stage où à un moment donné, je me dis "j'en peux plus !!" mais j'y retourne car malgré l'énergie débordante de  Philippe, je peux adapter ma pratique et finalement aller au-delà de mes possibilités.

Philippe est toujours disponible pour chacun, pour répondre à une question, nous faisant partager son savoir avec la gentillesse et l'humilité que nous lui connaissons et je ressors avec cette impression d'avoir compris un tout petit peu de ce qu'il a voulu nous transmettre.



Philippe Grangé à Anglet le 23 novembre

Vincent nous fait part de ses impressions

Ce dimanche 23 novembre, le Dojo Angloy invitait Philippe Grangé.

Comme d'habitude lors d'un stage celui-ci a débuté par un échauffement, puis Philippe Grangé nous a expliqué par l'exemple puis le travail (individuel puis à deux) la différence entre le corps partiel, le corps total et le corps global ; trois niveaux de pratique, de façon de pratiquer qui mènent de l'Aïkido à l'Aïki.

Ça y était, en une vingtaine de minutes nous étions déjà au cœur du sujet du stage.

Bien entendu, cela était plus "parlant" pour celles et ceux qui ont lu son livre "Le corps Aïki"... et encore ici pour ceux qui liront le compte-rendu.

Ce début de stage pouvait s'apparenter à une explication pratique de texte et cela était très intéressant. Philippe Grangé nous a très simplement et clairement démontré ces trois concepts et nous avons pratiqué quelques exercices basiques. Pour la suite du stage, il nous a été demandé de bien garder cela à l'esprit et de pratiquer dans cet esprit de corps global, du moins autant que faire se pouvait ! Bien sûr le piège était de se relâcher et de revenir à une pratique plus facile : faire comme nous savons faire... et du coup, perdre le bénéfice de l'apprentissage proposé.

Et c'est très facile de se laisser glisser, on se dit que cette forme on la connaît, on sait la faire alors sans plus de recul sur le travail proposé on exécute comme d'habitude la forme demandée sans prêter attention à la technique proposée soutenant le travail de corps global.

Petite parenthèse ici : Philippe Grangé nous a aussi expliqué que ikkyo (et ses dérivées), shihonage, kotegaeshi, etc. étaient des formes pas des techniques. La technique est plus l'attitude corporelle et mentale que nous adoptons pour faire les formes (Point déjà abordé lors du compte-rendu de stage de Philippe Gouttard). Fin de parenthèse.

Durant ce stage, nous avons aussi abordé la connexion entre tori et uke, la notion de musubi. [A ce propos, un article très intéressant de Philippe Grangé dans le Dragon hors-série spécial Aïkido n°5 "Être en harmonie", chez votre marchand de journaux]. Là encore, il y a différents niveaux de connexion correspondant aux trois niveaux de corps partiel, total et global. Le travail proposé était plutôt orienté vers le troisième niveau. Il nous était demandé de se connecter avec le centre de uke de manière à le concerner entièrement, globalement et pas seulement son bras ou la partie supérieure de son corps. De même, Philippe Grangé nous a dit plusieurs fois de ne pas "tasser" uke vers le sol car nous ne ferions que bloquer la pratique en enfonçant uke dans ses appuis.

Le rôle de uke a aussi été abordé pour la manière de saisir et maintenir la saisie "paume pleine", pas de paume qui se décollent ; la manière de s'investir dans les "attaques", saisies ou frappes ; la manière de suivre, d'être présent et réceptif tout le temps jusqu'à la chute ou immobilisation aussi bien que possible.

Philippe Grangé nous a parlé aussi de tout un travail interne de forces et directions et il a essayé de faire percevoir que dans un mouvement (shomen uchi - ikkyo pour l'exemple) on retrouvait les six directions dans un instant (et ce n'est pas long, un instant !). Autant je peux comprendre et concevoir son propos d'après ce qu'il nous montrait, autant le faire... puis le refaire au moment voulu sans interruption du mouvement... il y a encore du boulot ! Et pas qu'un peu...

 

Un très bon stage, très riche, très intéressant et en me replongeant dans son livre et divers articles, une meilleure compréhension se dessine. Un stage très agréable et convivial dû aussi à l'organisation du Dojo Angloy et son pot d'après-stage où l'échange peut continuer.

Le Dojo Angloy invite régulièrement Philippe Grangé, alors pour celles et ceux qui n'y étaient pas, ce n'est que partie remise !

 

Pour celles et ceux qui souhaiteraient approfondir ces concepts de corps Aïki (partiel, total, global), musubi, ainsi que sur le rôle de uke, je recommande "Le corps Aïki" de Philippe Grangé et ses articles dans les magazines Dragon hors-série spécial Aïkido n°4 "le rôle de uke" et n°6 "Être en harmonie". Il y a bien entendu d'autres sources concernant le rôle de uke et la notion de musubi, mais là c'était un stage de Philippe Grangé...


Irène Lecocq à Cugnaux le 16 novembre

Vincent y était, il nous dit tout

Je me suis rendu ce dimanche 16 novembre à Cugnaux au stage de ligue animé par Irène Lecoq, 6ème dan.

Il y avait beaucoup de monde et j'ai retrouvé sur place des collègues de Pau, Sarrecave et Soues.

Après une brève présentation et un échauffement, nous avons commencé à travailler sur katate dori avec une entrée donnée et ses multiples déclinaisons quant aux possibilités qu'elle ouvre. Katate dori donc et une entrée où on fait lever le coude de uke... mais si, nous connaissons tous cette entrée ! Coude près du corps et par un pivot du poignet, le coude de uke monte... très souvent nous la faisons en absorbant... non...? Vous ne voyez pas ? Fallait venir ! (Dans ma tête, c'est super clair pourtant...)

Bref. Un travail proposé très intéressant, limpide, précis, avec des reprises amicales lorsque "c'est ça mais pas tout fait", "ne regarde pas tes mains", ou encore "je n'ai pas fait comme ceci, travaillez ce qu'on vous montre, pas comme à la maison"...

Les diverses déclinaisons permettaient à tori d'apprécier les changements de directions afin de créer puis d'entretenir le déséquilibre, et aussi d'adapter sa "vitesse d’exécution" pour ne pas perdre uke et sa saisie. On pouvait ainsi se rendre compte que "aller vite" n'améliorait pas "le travail" et que cela n'était pas nécessaire.

Uke s'est vu bien sollicité aussi avec une attention demandée de tous les instants : porter attention à sa saisie afin de garder la paume collée ; libération des épaules, des appuis ; maintien d'une présence, d'une volonté vis à vis de tori... bien sûr, le rôle de uke en soi mais une insistance bienveillante le rappelait régulièrement.

Alors bon, côté techniques, nous avons pu voir des kokyu, ikkyo, shiho nage... je les cite pêle-mêle, n'étant pas vraiment la finalité, à mon sens, du travail proposé.

Sans que le rythme ne fut soutenu, la pause de la mi-journée, elle, fut bienvenue... Le salut a été suivi d'une remise de diplômes de BF des candidats reçus de Midi-Pyrénées.

Le kimono bien trempé, retour aux vestiaires. La reprise est annoncée avec un travail au bokken.

Mais, je le regrette bien, je n'ai pu assister à la deuxième partie de ce stage devant répondre à mes obligations professionnelles. Ce n'est que partie remise, il y aura, je n'en doute pas, d'autres occasions de rencontrer cette très bonne technicienne.

Bien entendu, le ressenti de ce stage et ce que j'en relate ne sont qu'avis et sentiments personnels.

Pour l’anecdote, j'ai quand même bien mieux apprécié participer à ce stage avant d'aller bosser que d'être resté au lit...


Léo Tamaki à Albi le 27 septembre

Compte-rendu de Claudette

Ce samedi matin, nous voilà partis, Florence, Joël et moi-même à Albi pour le stage de Léo Tamaki, organisé par Simon Pujol du club de Goshinkaï ju-jutsu de Saint-Juery.

L'accueil fut chaleureux, j'ai revu certaines personnes du stage de l'année passée. Et aussi des pratiquants non aïkidokas, un panel de disciplines se retrouvant autour du même art martial.

Début du stage par un échauffement, plutôt " un éveil du corps en conscience".

Apprendre le relâchement pour mieux appréhender les techniques que nous allons exécuter. Je fus étonnée de retrouver une certaine souplesse dans mes étirements, tout cela grâce à un travail d'inspiration et d'expiration que j'ai tendance à oublier, (je me suis rendue compte que je travaillais souvent en apnée).

Nous avons commencé par du travail au bokken : travail de chasse sur 3 directions avec diverses absorptions, sans choc. Dès que l'attaque est lancée, aucun changement de direction possible. Pour ma part, un exercice très difficile, je n'ai jamais réussi à chasser le bokken, j'ai plutôt tendance à le repousser !!

Puis nous avons posé les bokken et mis en application à mains nues les techniques développées avec les armes : en tachi waza, shomen ikkyo ura : tori doit accepter l'attaque de uke en lui donnant l'impression d'être faible et donc d'avoir réussi son attaque.

"Pour ne pas faire des attaques suicidaires, il faut garder sa liberté".

Ensuite, suwari waza shomen : l'attaque de uke doit arriver sans être préparée. Un exercice que l'on a refait plusieurs fois avant d'arriver à ikkyo ura avec l'utilisation entière du corps et non des bras. Cette façon d'enrouler son corps autour du bras de uke est intéressante et rend une approche différente de cette technique.

Et pour terminer le cours du matin, suwari waza kokyuho avec étirement de la colonne "sans essorer le partenaire".

L'après-midi nous avons commencé par un travail de perception au bokken en hanmi handachi waza sous diverses attaques au ken. Tori en seiza, yeux fermés doit percevoir l'endroit de contact du ken (devant, derrière, côté), des attaques lentes et à une certaine distance du partenaire.

Puis reprise des attaques au bokken, menace en direction de la gorge dès l'amorce de l'attaque et la relation ken-mains nues pour naname, shiho nage et ude kime nage, tout en légèreté, sans coup, sans heurts, travailler sur un sens irimi très marqué.

Et toujours cette notion d'alignement, orteil, genou, hanche !!

En conclusion, un stage très intéressant, riche de sensations, de perceptions. Léo est toujours aussi disponible pour chacun, pour la moindre question.

Et un grand merci aux organisateurs et aux pratiquants pour leur bonne humeur et leur convivialité.

Commentaire de Roger

Merci Claudette pour ce compte-rendu riche en précision, et qui donnerait envie de rencontrer Léo Tamaki.


Philippe Gouttard à Boucau le 7 juin 2014

Compte-rendu rédigé par Vincent

Ce samedi 7 juin, je me suis rendu, avec Claudette, à Boucau à la rencontre de Philippe Gouttard.

J'avais eu l'occasion de suivre un de ces stages à Annecy-le-Vieux alors qu'il était DTR Rhône-Alpes en décembre 98.Je dois avouer que je n'ai guère de souvenirs précis de ce stage et je souhaitais rencontrer de nouveau Philippe Gouttard.

Ce fut... comment dire ? Atypique !

Pour ma part, je retire une satisfaction de mon samedi mais je sais que tous ne partagent pas forcement mon avis et les avis seront très partagés.

Atypique donc, comme par exemple l'affranchissement d'une étiquette "classique" : bien alignés pour le salut sans vide entre deux pratiquants, ligne bien équilibrée, salut au kamiza... Peut-être a-t-il une explication, ou une raison, pour ne pas se livrer à ce salut au kamiza, pour s'affranchir de cette étiquette, mais ce ne fut pas évoqué ce samedi et je reconnais ne pas être allé lui poser la question.

Atypique aussi sa façon d'aborder l'échauffement. Un échauffement est propre à chacun et donc un échauffement dirigé par une personne n'est réellement "efficace" que pour cette personne ; telle est l'explication (paraphrasée) reçue avant de nous laisser quelques minutes libres pour nous échauffer. (Cf le dernier paragraphe de son article "Échauffement")

Atypique le personnage, son discours, l'accent sur la technique et non les techniques. "[...] Quand nous parlons de "technique", nous parlons d'attitude corporelle, d'attitude mentale. Dans ce que, généralement, tout le monde appelle "techniques", nous introduisons le sens de "moyens". Ainsi, pour nous, Ikkyo, Shi ho Nage, Taï Sabaki, sont les moyens qui nous permettent de progresser dans la technique qui est, elle, de se tenir droit, d'être relâché quand nous subissons, attentif lorsque nous projetons ou immobilisons. [...]" extrait d'un autre article de Philippe Gouttard, "La technique et les moyens".

Un discours portant sur les appuis, les saisies, l'attitude corporelle, l'attitude mentale (voir ses quelques articles : Échauffement II, Déplacements,Techniques de mains techniques de pieds... et autres). Oui, je donne des liens, mais c'est plus facile pour moi que d'essayer de décrire ou expliquer son propos. Je ne le ferai jamais aussi bien que lui dans ses articles.

Tout cela était, est toujours d'ailleurs, très intéressant et nous avons bien pratiqué, bien transpiré...

MAIS atypique son discours contenant de multiples divergences malvenues lors d'un stage sur un tatami, à mon avis tout personnel (certaines auraient eu plutôt leur place autour d'un pot ou d'un repas lors d'une discussion...). Divergences empruntes de propos parfois amers, parfois limite misogyne (provocation volontaire ou...), parfois "bagarreur" - "application pratique dans la rue"...

Un discours et un personnage qui ne laisse personne indifférent.

Je le dis de nouveau, j'ai bien aimé ce samedi de stage avec Philippe Gouttard. J'ai pris dans son discours ce qui m'intéressait et ai laissé de côté ce qui ne m'intéressait pas ou que je trouvais déplacé (un peu présomptueux de décider ce qui est ou pas déplacé dans son propos peut-être...).

Au final, un bon stage avec un bon technicien, un personnage atypique, entier, intéressant et riche d'enseignements... quoique puissent en penser certains.

Pour retrouver les textes cités, visitez le site de Philippe Gouttard.

Commentaire de Roger

Merci à Vincent pour ce compte rendu de stage assez objectif... Cela m'a permis d'aller visiter le site de Philippe.


Armes et Printemps en Cévennes, les 17 et 18 mai 2014


Ikeda Hiroshi à Nice, les 7, 8 et 9 février 2014

Premier stage international à Nice avec Ikeda Hiroshi Shihan, les 7, 8 et 9 février 2014.

L'Aïkido Club du Baou a organisé ce stage comme un vrai pro. Et pourtant, c'était un coup d'essai ! Et ils ne sont qu'un tout petit nombre à avoir monté l'affaire : bataille pour trouver une salle, mise en place d'un accueil à l'aéroport et à la gare, préparation des documents de stage, négociations pour avoir un hébergement accessible et un pass pour circuler en tram, tenue d'un stand avec boissons et T-shirts collectors...

Un travail énorme, une organisation sans faille, l'Aïkido Club du Baou est "over the top".

Merci à Stéphane Le Derf, qui a eu la bonne idée de monter ce stage et qui l'a impeccablement réalisée, avec ses acolytes du Club.

Plus d'une centaine de participants venus souvent de loin (Finlande, Allemagne, Turquie, et même Verdun !) sont montés sur le tatami pour environ 14 heures de pratique (mains-nues et bokken), entre le vendredi soir et le dimanche après-midi. Beaucoup sont des habitués de Ikeda Sensei, qu'ils voient au Vigan pendant le stage d'été, ou au cours de ses déplacements en Europe (Angleterre, Allemagne, Finlande, Turquie...).

Pratiquants à l'écoute, généreux, ouverts, construisant une ambiance à la fois studieuse et détendue, sérieuse et souriante.

Une mention spéciale pour Alain Guerrier, 7éme dan AïkikaÏ, qui est venu saluer Ikeda Sensei et a pratiqué avec nous en toute simplicité.

Ikeda Sensei est toujours accessible, disponible, partageant sans limites le fruit de son travail, mettant à notre disposition des outils à intégrer à notre aïkido afin de le faire évoluer.

Le thème de la pratique à main nues que nous a proposé Ikeda Sensei tourne autour de la prise de contact, de l'établissement du lien avec le partenaire et de la création du déséquilibre permettant la réalisation d'une technique. Pour amener à ce déséquilibre, point de départ d'une technique, Ikeda Sensei propose de visualiser des lignes à travers les coudes, épaules, coccyx du partenaire et d'y faire circuler une vague d'énergie.

Large au début, la vague diminue d'amplitude quand la sensation est trouvée. Lente d'abord, elle se raccourcit pour devenir instantanée dès la saisie ou la prise de contact.

Ikeda Sensei ne nous propose pas de travailler des techniques, qu'il appelle formes ou katas, mais des principes, des situations, des sensations qui permettent à la technique-forme-kata de se réaliser.

A la différence de la pratique technique-forme-kata, uke ne chute pas "pour" nage, avec plus ou moins de coopération ou de complaisance. La chute est la conséquence du déséquilibre, que uke le veuille ou pas. Et tori ne cherche pas à projeter, maîtriser ou à réaliser une technique, il cherche une sensation, un placement, un angle, une ligne. C'est quand ça ne marche pas que ç'est intéressant, car cela veut dire un nouveau problème à résoudre... pour soi, grâce à l'autre !

Le travail aux armes, cette fois le bokken, rappelle évidemment les kumitachi de Saotome Sensei. A tel point que d'une étape à l'autre, nous nous sommes retrouvés à étudier, pour ceux qui le connaissent, le numéro 5... et pour ceux qui ne le connaissent pas ? Alors là, pour ceux qui ne le connaissent pas, ben... il faut venir aux stages !

Au cours de ces kumitachi, Ikeda Sensei a insisté sur le fait que la protection du tranchant du sabre est une chose, mais que protéger sa vie est plus important. Pour faire sommaire : un sabre, ça se polit, une tête, ça ne se recolle pas.

 

C'était donc la première fois que Ikeda Sensei venait à Nice pour un stage de week-end, et tout le monde est d'accord pour que ça se renouvelle !


Léo Tamaki à Bordeaux les 26 et 27 octobre

Compte-rendu par Vincent

Un stage avec Léo Tamaki, c'est en premier lieu apprendre ou ré-apprendre... le rôle de uke, le timing et comment le gérer (quelle "forme" de technique en fonction du temps de réaction face à l'attaque), tenir son bokken sans trop le serrer pour le laisser vivre, réaliser un tsuki au jo sans "téléphoner" son attaque sans geste préparatoire...

C'est aussi des rencontres ; avec Léo Tamaki, attentif, souriant, avec des aïkidokas de tous horizons de tous grades, des pratiquants d'autres disciplines (le karaté, le combat russe durant ce stage).

Et bien entendu c'est pratiquer, travailler en tant que tori, en tant que uke, travailler la relation à l'autre (ne pas systématiquement le bloquer, donner suffisamment, sincèrement pour permettre un travail, ne pas être trop arrangeant ni complaisant...).

Mais un stage avec Léo Tamaki, c'est se remettre en question dans sa pratique, accepter de redevenir débutant, redécouvrir l'Aïkido en sortant de sa routine... une agréable sensation de nouveauté dans une pratique de 20 ans pour ma part.

Alors, certes, sur le papier, ce n'est "que" 4 ikkyo ura, "que" 4 kihons au bokken et 3 techniques de tachi-dori, "que" tsuki au jo et quelques techniques de jo-dori mais sur le tatami, c'est suffisant pour les heures dédiées au stage et même il manquerait du temps pour pouvoir travailler, approfondir ces "quelques" techniques... et surtout sans négliger la pratique du rôle de uke.

Voilà, encore une fois un stage très intéressant, riche en enseignement et rencontres (toutes les photos ici).

Je ne peux que vous encourager à aller pratiquer avec Léo Tamaki ne serait-ce qu'une fois... pour vous faire une idée. De nouveau sur Bordeaux en mai, sinon Brive ou Marmande... voir son calendrier.

Photos Shizuma Tamaki et UST Aïkido

Compte-rendu par André

Le hasard a voulu que le vendredi soir, nos pas (Vincent, Cécile et moi) nous conduisent dans un restaurant japonais (excellent au demeurant) où dinait Léo… Nous nous sommes installés à distance respectable, soucieux de ne pas déranger… Raté, c’est lui qui, reconnaissant Vincent, s’est levé pour nous saluer ! Cette anecdote pour situer la simplicité et la gentillesse de l’homme. Pire, le lendemain, il s’est excusé auprès de Vincent d’être parti trop vite !

Le samedi matin, échauffement. Essayez, par exemple, allongé sur le ventre, de faire mae ukemi… Ou allongé sur le dos, ushiro ukemi… Non, sans les abdos, trop facile…

Léo nous a montré 4 formes de ikkyo ura, nage choisissant d’appliquer une de ces 4 formes, en fonction du temps qu’il accorde à uke pour développer son attaque. Attaque qui doit être sans appel, sincère, profonde.

Nous avons aussi étudié les 4 premiers kihon de son école sur shomen au bokken, puis en tachi dori, avec les mêmes principes d’attaque non téléphonée...

Enfin, Léo nous a appris à attaquer en tsuki au jo, de façon réaliste, c'est-à-dire sans prendre rendez-vous à l’avance… Et à se débrouiller de cette attaque.

Léo a insisté, entre autres, sur le rôle de uke, qui doit donner ce dont son partenaire a besoin pour étudier, en terme de puissance, engagement et tolérance aux erreurs de nage.

Extraordinaire sensation de se retrouver débutant, de devoir oublier ses tics d’aïkidoka, de chercher de nouvelles sensations.

De belles rencontres avec des pratiquants (nombreux !) venant de différents horizons de l’aïkido français (et de ses nombreuses fédérations), et aussi du karaté ou du combat russe.

Notons une forte participation du CAPL : Vincent (membre officiel du fan club Léo), Pierre, Benoît, Joël, Florence et moi…

Si vous voulez le voir, il sera en novembre à Brive, en mai à Bordeaux, et aussi à Marmande. Les détails sur son site et bien sûr aussi sur notre site, page « A venir ».

 


Leo Tamaki à Albi / Gaillac les 28 et 29 septembre 2013

 

Photos : Claudette Pettes (entraînement), Simon Pujol, Thomas Taragon (groupes)

Compte-rendu de Vincent

Me (nous, devrais-je dire...) voici donc de retour du stage de Léo Tamaki organisé par Simon Pujol du club de Goshinkaï Ju-jutsu d'Albi. Ce n'est pas un club d'aïkido, donc... et cela ne participe que mieux à la découverte (ou re-découverte) d'une pratique éclectique avec des "non-aïkidoka" mais cependant très à l'aise avec l'enseignement proposé. Une petite richesse supplémentaire à ce stage...

J'ai rencontré de nouveau certains pratiquants vus lors du stage à Paris, n'hésitant pas eux aussi à faire le déplacement.

Il était proposé un co-voiturage et Claudette a répondu à l'occasion. Elle a fortement apprécié le stage, l'enseignement proposé et la manière, le personnage, l'ambiance... À venir son commentaire. ;-)

Côté "pratique", nous avons fait du bokken (essayé pour ma part, je ne vais pas dénoncer mes camarades) avec deux mouvements forts simples semble-t-il mais... pas si évidents que cela ! A travailler sans aucun doute !

Nous avons aussi abordé le tanto sur yokomen/shihonage avec la particularité rarement proposée d'avoir chacun un tanto, tori et uke.

Nous avons ensuite posé les tantos et pratiqué sur la même technique avant de passer à shomen/shihonage... que je réalise d'une manière qui a eu le don de surprendre Léo Tamaki dans sa façon d'être "heurtante" et qui n'a pas "fonctionnée" lors de son shomen... explication donc et travail... encore... Oui, encore car je dois dire qu'il regarde tout le monde et corrige tout le monde, et il est venu plus d'une fois me reprendre, me faire remarquer tel placement ou absence de placement...

Je dois reconnaître qu'il est bon de se voir ainsi bousculer dans ses habitudes, sa pratique ; surtout lorsque c'est fait, comme c'était le cas, de manière constructive et amicale. Peut-être cela en perturbe certains. 

Le "confort" d'une longue pratique est agréable mais cette remise en cause me plaît, me fait corriger quelques défauts, me fait mettre le doigt sur certains points négligés jusqu'à présent. Bien sûr, il y a nombres remarques pour lesquelles je me dis "Tiens ! On me l'a déjà dit ça ! J'avais oublié..." :-P

Enfin... c'était un très bon stage, riche et enrichissant, convivial, différent de celui de début de saison...

Et un petit dernier mot pour signaler que vous aurez bientôt la possibilité de le rencontrer en stage à Bordeaux.

Compte-rendu de Claudette

 

Vincent a su raconter cette journée de stage et de pratique avec beaucoup de justesse ! Il a décrit les techniques que Léo Tamaki a abordées avec précision (ça je ne sais pas faire) et objectivité !! Pour ma part, un petit bémol ! En effet, pendant le cours de l'après-midi, je prenais des photos (on ne rit pas !!!) quand Léo montrait une technique au milieu et ne pouvant faire 2 choses en même temps, je n'ai pas pleinement profité de son enseignement à ce moment-là !!! Mais comme Vincent l'a dit, il venait nous corriger avec beaucoup de patience et toujours avec le sourire! Et, afin que ce stage soit encore plus différent de ma pratique habituelle, je me suis sentie un peu perdue en arrivant sur le tatami !! En effet, des tenues vestimentaires ou gestuelles inconnues, des gens de tous horizons ou autre fédé, des personnes n'ayant jamais pratiqué l'aïkido, tout ça fut très déstabilisant !! Mais après ces quelques minutes de flottement, la pratique commune de l'aïkido m'a fait retrouver mes repères et mon plaisir à pratiquer !!

Et grand dommage pour moi, je ne peux pas aller à Bordeaux fin octobre, mais au cours d'autres stages de Léo Tamaki dans le Sud-Ouest, j'aurais l'occasion de pratiquer à nouveau sous sa direction !

Commentaire de Roger

Ah l'habitude, elle pourrait entraîner une certaine lassitude, et par la suite un manque d'intérêt pour la pratique !!!

L'aïkido est une création permanente...toujours en recherche !!!

Merci pour les photos et les commentaires de Claudette et Vincent.


Ikeda Hiroshi au Vigan, août 2013, par André

Le stage du Vigan est une « institution » : il est organisé par l’association Aïkido Harmonie dans les Cévennes gardoises depuis 23 ans, la dernière semaine d’août. Animé par Saotome Mitsugi Shihan pendant près de 20 ans, celui-ci a délégué son élève de toujours, Ikeda Hiroshi Shihan pour conduire ce stage. Cette année, nous étions environ 230 sur les tatami. L’approche de Ikeda Sensei consiste en un travail interne, où l’on cherche à construire des situations d’où surgit le déséquilibre du partenaire. A partir d’une attaque sincère, forte, il ne s’agit pas de maîtriser le partenaire par l’application d’une technique, mais de se contrôler soi-même pour permettre le jaillissement d’un mouvement. Ikeda Sensei nous offre des outils, à intégrer à notre aïkido quotidien. C’est bien plus une façon d’être qu’une façon de faire. A raison de deux fois deux heures par jour, nous avons mis en pratique (ou au moins essayé) ses propositions, à mains nues comme aux armes.

Ikeda Sensei est très accessible : il « tourne » beaucoup sur le tatami et prend tout le monde comme partenaire. Il se tient également, à la fin du cours, à la disposition de chacun pour toute question.

L’année prochaine, le stage aura lieu du 24 au 31 août : à vos agendas !

Merci aux photographes : Aurélien Bergeon, Mickaël Théron et Gilles Rettel.


Vincent nous fait partager ses sensations : Leo Tamaki à Paris

Vincent nous fait partager ses sensations.
A la veille de la reprise de la saison d'aïkido, je me suis rendu à Paris au Korindo dojo, dojo de feu Noro sensei, afin d'assister au stage (juste samedi-dimanche) proposé par Léo Tamaki. -Pour une présentation de Léo Tamaki, cliquez ici. Son blog, cliquez ici.-
Je ne savais pas trop comment cela aller se passer mais au vu des horaires indiqués, je pensais que j'allais avoir un peu de mal à tenir les 3 cours... En effet, les cours étaient de 3h et L.Tamaki annonce qu'il ne fait pas de pause (!)... mais que nous pourrons, discrètement, quitter le tatami afin de nous désaltérer. Le cours commence par un salut puis un échauffement basé sur la respiration, le relâchement, des étirements. Un échauffement efficace et tranquille qui se poursuit par des exercices de relâchement effectués seul puis à deux. Le but recherché est d'essayer de ressentir son corps, comment il travaille et essayer de le faire travailler différemment, plus "simplement".
Dans le fond, l'aïkido reste l'aïkido mais là, il y a un travail sur une pratique sans heurts, sans fioritures, sans force ni effort... La façon de porter les "attaques" m'a un peu surpris, des attaques très courtes et directes, sans armer le bras. Là, je dois reconnaître que j'en reste un peu perplexe (à voir et échanger sur le sujet lors d'un prochain stage éventuellement) et certaines fois cela donnait plus une recherche par Uke de toucher Tori en le surprenant qu'une réelle proposition de travail de l'entrée proposée, à défaut d'une technique... Ceci dit, ce n'était le fait que de la nature humaine de certains pratiquants : tester l'autre, à fortiori quand il est nouveau, qu'on ne le connait pas. On peut en croiser lors de tous les stages !
J'ai eu plaisir à pratiquer sous la direction de L.Tamaki, très observateur, disponible, correcteur de chacun sans distinction de niveau ou d'origine (diverses fédés). Il est aussi curieux de connaître les gens notamment ceux qu'il ne connait pas et qui se présentent à ses stages. Ainsi il est venu me voir à différentes reprises, certes me reprendre sur des aspects du travail proposé mais aussi discuter un peu, savoir de quel "courant" est issu mon professeur (mes professeurs), où je pratique, est-ce que j'enseigne, est-ce que ça se passe bien... De même il est très disponible pour toute question, pratique ou théorie, et apporte une réponse jamais impatient ou agacé (même si c'est la 3ème fois, par exemple).
J'ai travaillé sur des techniques connues et pratiquées régulièrement (soto/uchi kaiten nage, irimi, ...) mais avec une différence quant à la façon de faire chuter ou de contrôler sans parler de cette volonté de ne "heurter" la direction de Uke, ni d'en faire plus que nécessaire.
Vraiment un stage très intéressant, enrichissant, une rencontre très agréable avec Léo Tamaki ainsi qu'avec de nombreuses personnes de tous horizons (Nantes, Tours, Belgique, ...).

Je pense que je retournerai pratiquer sous sa direction, il vient quelques fois sur Albi ou Marmande ou encore Bordeaux ; ce sera moins loin que Paris !

Commentaire de André :

Je suis allé voir Léo Tamaki il y a à peu près 2 ans, à Bordeaux. Son enseignement est très interessant et très riche, à la croisée de plusieurs pratiques. Léo est très attentif, attentionné, et ouvert. Vous trouverez sur son blog les dates de ses stages 2013 - 2014 : il vient  3 fois dans la région...

Commentaire de Roger :

Merci à André et Vincent pour leur compte-rendu de stage...
Ah si nous avions plus de temps !!!!